On se souvient de cette décision qui avait en son temps provoqué la colère des dirigeants de Montréal Malepère. A Cruzy, une rencontre "chaude" entre deux équipes qui se connaissent bien. Un directeur de jeu qui en fin de rencontre garde la licence d'un joueur pour "coup de pied a terre" se qui indignent les Audois. Commission de discipline et la sanction tombe, le joueur écope d'une lourde sanction juste au vu des dires du directeur de jeu. Seulement voilà, en aucun cas le directeur de jeu n'a le droit de sanctionner un joueur . Sauf si l'agressé sort de l'aire de jeu sur blessure ce qui n'a pas été le cas dans ce litige. Appel donc des dirigeants qui s'insurgent devant la forme et non la sanction. Cet "appel" monte à la Fédération qui décide de déscentraliser le dossier à Bordeaux pour juger. Montréal obtient l'aide d'un excellent avocat et sa bonne volonté est récompensé, la licence est rendu immédiatement au joueur tout comme le point puni est rendu aux Montréalais. Nous ne nous étendrons pas sur les péripéties de cette affaire qui aura duré trois mois au cours desquels le joueur incriminé n'a pu jouer et surtout le préjudice pour le club. Il semble que les directeurs de jeu n'ont pas tous compris leur mission et Mr Alain Doucet, vice-président de la Fédération Française de Rugby, se propose prochainement de venir en Languedoc pour leur expliquer le rôle et les devoirs des hommes chargés de cette mission. Une affaire qui aura permis au moins une chose de clarifier le litige et de voir tout le sérieux de cette fédération qui s'applique à faire respecter des règles qu'elle a elle-même instituées.



